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Maladies du bonsaï : pucerons, cochenilles, chlorose

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Maladies du bonsaï : pucerons, cochenilles, chlorose

Maladies du bonsaï: pucerons, cochenilles, chlorose, acariens, pourriture. Symptôme, cause, réponse, avant les flacons. FAQ.

Dans cette page
  1. Feuilles jaunes d’un bonsaï : maladie ou culture
  2. Pucerons sur bonsaï: que faire
  3. Cochenilles sur bonsaï (ficus et autres)
  4. Chlorose d’un bonsaï : calcaire, fer, drainage
  5. Acariens, champignons et pourriture des racines d’un bonsaï
  6. Tableau des maladies du bonsaï : symptôme, cause, geste
  7. Quand traiter un bonsaï (et quand ne pas traiter)
  8. FAQ : maladies du bonsaï

Les maladies du bonsaï, ce n’est pas d’abord un flacon. C’est un arbre trop arrosé, trop sombre, ou dans un grain asphyxié, sur lequel s’installent pucerons, cochenilles, chlorose. Tu regardes le pot, le ciel, le substrat, ensuite seulement tu traites. Cette page trie symptômes, causes, réponses: pucerons, cochenilles, chlorose, acariens, pourriture, et ce que tu ne fais pas.

Feuilles jaunes d’un bonsaï : maladie ou culture

Un bonsaï jaune n’a pas « une maladie ». Le plus souvent: trop d’eau, pas assez de lumière, calcaire, ou motte morte. Un traitement insecticide sur un arbre noyé empire. Ordre: tu soupes le pot, tu regardes les trous, tu regardes le ciel, tu grattes le grain. Si ça sent le marécage, ce n’est pas un virus.

Un arbre vigoureux, au soleil, dans un pot qui draine, attrape moins de tout. La pharmacie vient après. Si ça dépérit depuis un changement de terreau, c’est la motte, pas « un champignon mystérieux ».

Pucerons sur bonsaï: que faire

Printemps, pousses tendres, surtout feuillus (orme, troène, érable). Colonies vertes, noires ou grises, feuilles collantes (miellat), parfois fourmis. Ils pompent, déforment, fatiguent. Ils tuent rarement un arbre fort à eux seuls; ils signalent une pousse tendre à l’air libre, ce qui est normal en avril.

Réponse, dans l’ordre:

Tu ne gaves pas d’azote un arbre déjà couvert de pucerons: tu offres de la soupe aux pucerons. Tu ne rentres pas l’arbre au salon « pour traiter tranquillement »: tu offres un buffet aux cochenilles d’intérieur.

Cochenilles sur bonsaï (ficus et autres)

Boucliers bruns, ou amas blancs farineux, surtout sous les feuilles et aux aisselles, classique sur ficus d’intérieur trop sec, trop sombre, air stagnant. Elles collent, elles pompent, le miellat noircit (fumagine). Un ficus qui perd les feuilles n’a pas que des cochenilles: lumière et eau d’abord, mais tu regardes quand même le dessous.

Réponse: coton-tige + alcool à 70°, sujet par sujet, plusieurs passages à 5–7 jours (les jeunes reprennent). Douche. Savon. Isolation des autres plantes de la baie. Air. Lumière. Si l’infestation est une croûte sur tout le tronc, tu racles doucement, tu répètes, tu n’espères pas un spray unique.

Dehors, cochenilles sur orme ou érable: même principe, plus le jet. Un arbre dehors bien exposé s’en sort mieux qu’un ficus au-dessus d’un radiateur.

Chlorose d’un bonsaï : calcaire, fer, drainage

Feuilles vert pâle, nervures plus vertes, pousse terne: souvent le calcaire de l’eau, un pH trop haut, des racines asphyxiées qui n’absorbent plus le fer, parfois un manque réel après des mois sans engrais dans un grain minéral. Azalées et érables du Japon marquent plus.

Chlorose + pot saturé: tu règles l’eau, pas le fer. Chlorose + salon sombre: tu règles le ciel. Le flacon est le troisième levier, pas le premier.

Acariens, champignons et pourriture des racines d’un bonsaï

Acariens (tétranyques) — été sec, revers des feuilles poussiéreux, pointillé, toiles fines. Douche le matin, hygrométrie un peu moins désertique autour d’un ficus (plateau de billes, pas flaque), éventuellement un acaricide autorisé si ça part en vrille. L’azote et le zinc brûlant aident les acariens: tu ombres, tu arroses le grain, tu ne cuis pas l’arbre.

Oïdium, taches noires, fil rouge sur orme — air, moins d’eau sur le feuillage le soir, suppression des feuilles très atteintes, grain qui sèche entre deux arrosages. Un fongicide jardin si ça s’étend, en suivant l’usage. En Bretagne, tu aères plus que tu ne pulvérises.

Pourriture des racines — feuilles molles, écorce du nebari molle, odeur, grain noir. Cause: eau + terreau + manque d’air. Réponse: si l’arbre tient encore, tu dégages à la bonne saison, tu coupes le noir, tu remets du minéral, tu réduis l’eau, tu n’engrais pas. En août, tu sauves ce que tu peux à l’ombre, coupe minimale. Souvent, c’est trop tard: tu retiens la leçon pour le suivant.

Chenilles, otiorhynques, limaces — tu regardes la nuit, tu enlèves, tu protèges le pot. Un trou dans une feuille d’érable en juin n’est pas la fin. Un collet rongé, si.

Tableau des maladies du bonsaï : symptôme, cause, geste

Quand traiter un bonsaï (et quand ne pas traiter)

Tu traites un ravageur identifié, un jour sans pluie, sans 35 °C, sur un arbre qui n’est pas en stress hydrique. Tu ne pulvérises pas « au cas où » tous les dimanches. Tu ne mélanges pas fongicide, insecticide et engrais foliaire dans le même bidon.

Arbre faible, fraîchement rempoté, ou qui vient de perdre la moitié du feuillage: tu corriges culture, tu n’empiles pas les molécules. Produits « bio » mal dosés brûlent aussi. Huile: utile sur cochenilles parfois, pas en plein soleil, pas sur un pin au débourrement sans lire l’usage.

Prévention réelle: ciel, grain ouvert, arrosage à fond puis attente, pas de soucoupe permanente, pas de salon pour un rustique, inspection du dessous des feuilles au printemps. Le calendrier te dit quand regarder (pucerons au débourrement, acariens en juillet). Les outils propres (alcool entre deux arbres si tu as un doute) évitent de promener une cochenille.

Tu n’inventes pas un diagnostic internet à partir d’une photo floue. Tu prends une loupe, tu regardes le revers, tu notes depuis quand tu as changé l’eau, le spot, le grain. Ensuite tu agis sur une cause, pas sur cinq.

FAQ : maladies du bonsaï

Mon bonsaï a les feuilles jaunes, je mets de l’engrais ?

Pas automatiquement. Jaune par trop d’eau, manque de lumière ou calcaire, l’engrais empire. Tu regardes d’abord le pot, le ciel, le grain.

Comment enlever les pucerons sans produit fort ?

Jet d’eau répété, savon noir dilué, suppression manuelle. Souvent suffisant sur un arbre dehors. Si ça explose, un produit jardin autorisé, une fois bien faite.

Les cochenilles reviennent toujours sur mon ficus, pourquoi ?

Air sec, lumière limite, œufs que tu n’as pas eus au 3e passage. Tu répètes, tu améliores la baie, tu inspectes chaque semaine un mois.

Qu’est-ce que la chlorose sur un bonsaï ?

Feuille pâle, nervures plus vertes. Souvent calcaire et racines qui n’absorbent plus. Eau plus douce, drainage, fer chélaté si ça tient, pas trois flacons.

Faut-il traiter l’hiver « pour prévenir » ?

Non. Un rustique dehors au repos n’a pas besoin d’une douche chimique de janvier. Tu protèges le pot, tu gardes l’œil, tu traites ce que tu vois au printemps.

Les taches noires, c’est grave ?

Sur un orme en climat humide, souvent un champignon de feuillage. Tu aères, tu évites d’arroser les feuilles le soir, tu enlèves le pire. L’arbre en forme s’en sort. S’il dépérit, tu regardes les racines.

Puis-je utiliser du vinaigre, du bicarbonate, du lait ?

Tu peux bricoler et brûler le feuillage. Reste sur savon noir, alcool localisé, produits avec un usage jardin clair. Le bonsaï n’est pas un évier.

Quand jeter un arbre malade ?

Écorce du tronc rétractée et sèche tout autour, plus de flexibilité, plus de vert sous l’écorce, racines noires et visqueuses: tu arrêtes les flacons. Un rameau sec n’est pas tout l’arbre: tu coupes le mort, tu juges le reste au débourrement.

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